Été

Elle traverse un champ d’herbes qui la caressent jusqu’aux cuisses, chaque foulée l’odeur du foin s’enroule un peu plus autour d’elle. Mon père écrit le déroulé de ses journées, je fais la même chose au fond depuis si longtemps. Il y a des arbres quasiment morts avec une ou deux branches de feuilles vertes, d’autant plus vertes entre les bois noirs. La Sîdelle au bout du jardin fraîcheur de l’instant, la musique, jamais lasse d’elle, résonne encore à mes oreilles, des érables ainsi que des cornouillers, tilleuls, rhododendrons, cerisiers, liquidambars, chênes. Les arbres mettent des années à mourir, ils meurent longtemps.

Pierre Ménard

«Deux temps, trois mouvements»

Publie.net

http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503427/deux-temps-trois-mouvements

image http://www.cepolina.com/photogratuite/aC/a-Champ.d.herbe-Pays.htm

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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