accident de personne – Guillaume Vissac

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Je vais mourir ici… – Jean Diharsce

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La mer, de Françoise Renaud

immensité là – Françoise Renaud – éditions entre et lumière

Pour la mienne, qui m’est manque adouci parce que constant depuis tant et tant d’années, elle est principalement autre… et me vient surtout de mon père dont les veines charriaient depuis toujours sa mer natale, et d’autres, toutes ou presque.

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Les radis bleus – Pierre Autin Grenier (fragments)

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un peu d’une vie en l’air (Vasset)

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«De toutes pièces» de Cécile Portier (bref fragment)

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Fragment de Pardon pour l’Amérique

n’y pouvant mais, avec mes regrets pour la mauvaise qualité de la vidéo, les hésitations de la voix et pour avoir dû faire un choix (si ne l’avez lu… réparez cela)

 

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Réseau éducation sans frontières – alerte

Pour la scolarisation des Mineurs Non Accompagnés la règle est que tous les mineurs doivent être scolarisés, même s’ils ont plus de 16 ans (article 1.111.1 du Code de l’Education)

Mais l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) du Vaucluse ne les scolarise pas, lorsqu’elle conteste leur minorité en remettant en cause la véracité des documents d’état civil qu’ils fournissent. Elle envoie alors ces documents à la Police Aux Frontières (PAF) pour vérification, et cela peut durer plusieurs semaines voire plusieurs mois. Or tout document étranger est réputé valable, jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’il ne l’est pas (article 47 du code civil).

L’ASE nous interdit de rencontrer les jeunes qu’elle héberge dans les hôtels. Mais, malgré cette interdiction, nous réunissons à entrer en contact avec eux et nous avons pu constater que

  • à notre connaissance, au moins neuf jeunes attendent depuis plusieurs mois (jusqu’à 6 mois) avant de passer les tests d’orientation au Centre d’Information et d’Orientation (CIO). Au moins onze jeunes, ayant passé ces tests sont actuellement encore en attente d’affectation.
  • lorsque RESF les accompagne au CIO pour passer les tests, l’ASE refuse qu’ils soient affectés dans un établissement scolaire.
  • à la dernière rentrée scolaire, une personne de l’ASE a même fait sortir manu militari une jeune de la classe où il avait été affecté et où il venait d’entrer, sous prétexte qu’il avait été mis dans une classe alors que l’ASE avait refusé sa scolarisation
  • de plus, il se vérifie que les jeunes dont la minorité a été contestée par l’ASE, ont toujours réussi à obtenir de leur pays d’origine un passeport prouvant leur minorité.

En revanche, lorsque les jeunes refusés par l’ASE sont hébergés par des familles qui les font scolariser, il n’y a aucune problème avec l’Education Nationale.

Il faut savoir que ces jeunes n’ont qu’un désir, c’est d’aller à l’école et que, lorsqu’ils sont scolarisés, les enseignants sont très satisfaits de leurs résultats scolaires, de leur comportement et de leur investissement.

Ne pas scolariser ces jeunes, c’est nuire à leur intégration dans la société et, plus tard, à l’obtention d’une carte de séjour.

Image Carole Chaix

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L’appartement (fragments)

de remonter spirale par spirale,

aux sources même de Dostoïevski,

à Gogol et Pouchkine, vers Pouchkine,

car ce lieu a un centre et c’est Pouckhine,

et ces rencontres dans les librairies

et les théâtres, les bibliothèques,

d’un bout à l’autre de la France pour

faire qu’au bout du compte ce travail

par le bouche-à-oreille se diffuse

et, pour moi, l’évidence en même temps

est d’être avec Françoise, d’être là,

de partager, autant que c’est possible,

d’aider, de toutes les façons, et ce

n’est pas un choix, ce n’est pas discuté,

c’est aussi nécessaire que le souffle,

et c’est alors que, presque par hasard,

je réalise que l’idée première

d’avoir l’appartement de Petersbourg

est devenue seconde – plus le temps

de penser vivre ailleurs, c’est devenu

un luxe, en fait, je pourrais vivre sans,

ce qu’on pensait être l’indispensable

s’est éloigné, sans qu’on s’en rende compte,

et les rares moments où j’y retourne

pour quelques jours je sens comme un conflit

muet entre le lieu réel, le lieu physique,

et l’autre lieu, celui qui me fait vivre,

et quand j’y réfléchis, je me demande

ce que c’est, ma Russie, réellement, –

l’odeur des pins, la mouse après la pluie,

les champignons ou le goût de l’aneth,

ces bribes de nature de l’enfance,

de la première enfance, trois-quatre ans,

après c’est vide, c’est le blanc total,

mais est-ce la Russie, est-ce l’enfance

ou bien les deux ne sont pas dissociables,

tout ce qui est de l’ordre de mes sens

s’est figé là comme une fois pour toutes…

…………………………

et je suis revenu où je dois être

ou plutôt non – je reviens où je suis,

sauf que je ne sais pas dans quelle langue

ni si langue il y a, je nai plus rien

des voix autour, j’ai juste la lumière,

le goût, le chaud, le froid mais pas les mots,

rien que l’ombre des mots, leur existence,

mais je n’entends plus rien, je n’entends plus

la voix vivante qui me dit Pouchkine,

le conte du Coq d’or que savais

par coeur sans savoir lire, par la voix

donnée jour après jour, au jour le jour…

André Markowicz

L’appartement

récit

éditions inculte

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le Sam de Daisy Gazelle

soyez gentils, pardonnez moi les bafouillages et les deux mots estropiés (un indicatif au lieu d’un conditionnel, un des ou lieu de les ou le contraire)

Sam est un personnage unique. Il s’est présenté à moi immédiatement comme un homme malade, d’une de ces maladies qui n’existent pas, mais qu’on pourrait inventer sans problème. Un cerveau en train de cuire, de cuire tellement qu’il en perdrait petit à petit toutes capacités, un cerveau au court-bouillon. Quand je me le représente, il est beau. Une beauté sans critères, un homme avec traits singuliers, qui se dévoile dans quelques détails, une manière de sourire ou de lever le sourcil, un tic peut-être. Un genre d’homme qu’on ne voit pas à priori, mais que se manifeste à vous, après.

C’est un personnage de la pluie, des vents froids, des sols hummides. Un personnage de l’automne ou des mauvais mois de l’hiver. Il habite la ville en ces jours gris, coulants. C’est dans ces moments là qu’il se montre ou qu’on le distingue, vêtu d’un imperméablen marchant large, les mains dans les poches. Sam m’a imposé sa saison tout de suite. Il m’a fait comprendre que rien ne pourrait lui arriver dans la blancheur des premiers soleils, et qu’il appartenait à des météos chagrines comme son coeur était né mélancolique. Alors je l’observai se balader des heures durant, sur les pavés, le long du fleuve, silencieux et secret. Jusqu’à ce que je ne peux plus me contenter de le deviner. Sam apportait avec lui, une envie de le connaître, de percer son mystère. Ne pas être de ces intimes ma gâchait le plaisir de l’observer. Je me sentais à l’écart d’une vie magnifique et ceux qui le connaissaient plus et mieux que moi étaient des bienheureux. Il ne me demandait rien, ni de le considérer comme intéressant ni de le questionner. Il ne cherchait à remettre son histoire à personne. Mais moi, à force, je voulais ardemment percer son énigme, dussé-je m’apercevoir qu’il n’y en avait pas, et que sous ce masque silencieux, il n’y avait rien.

Anna Jouy

Daisy Gazelle héroïne colorature

La P’tite Hélène Editions

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