animaux de compagnie

Les contraintes que les animaux familiers encaissent pour vivre à nos côtés sont démesurés, et la première d’entre elles est souvent de partager, absolument seul, la vie d’une autre espèce que la leur.

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Chiens rudement traités pendant leurs promenades contingentées, pressés de suivre un rythme qui ne leur permet pas de renifler tout leur saoul ou de vagabonder, durement tirés par leur collier, parfois même lorsqu’ils sont petits soulevés du sol, dressés à obéir sans tenir compte de leurs besoins de base. Il est si triste le trajet du pauvre chien, entre les voitures, les murs gris, les passants trop nombreux, collés aux jambes de leur maître («au pied», l’interdiction de courir, gueule ouverte, happant le vent, pattes jetées toutes dans la foulée grisante. La modélisation des chiens à nos besoins par le dressage n’est pas une entreprise aimable même si l’animal y met du sien et obéit joyeusement aux injonctions les plus diverses et parfois les plus inutiles. Faire plaisir à son maître, un plaisir de chien qu’il n’y a pas lieu de mépriser et qu’il ne faudrait pas confondre avec la servilité qui n’est que soumission.

Jane Sautière

mort d’un cheval dans les bras de sa mère

verticales

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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