qu’il y ait deux quelqu’uns

 

Elle parle et certains, moins attentifs, plus fatigués, moins incarnés, lui donnent l’impression qu’elle parle trop, qu’elle je parle trop longtemps.

.

Ah ! ces façons de vous adresser à moi dans lesquelles je sens votre absence.

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Lorsque elle dirige des formations d’acteurs, elle dit: «votre parole n’est pas adressée, elle n’est que proférée.»

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Elle voudrait celui-là moins arrogant. Lâchez votre rideau de fer monsieur s’il vous plaît. Il n’est pas de mise.

Qu’il y ait deux quelqu’uns : un médecin et un malade. Que cette conjonction de coordination fasse son boulot ; qu’elle conjoigne et coordonne.

Qu’elle crée un lien, une rencontre, voilà ce qu’elle propose.

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Nous sommes bien dans la vie, n’est-ce pas, quand nous sommes malades ?

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Elle voudrait qu’ils laissent voguer tranquillement intuition et sensibilité — s’il vous plaît pas de sensiblerie —, qu’ils laissent voguer sentiments aussi. Non non pas trop, ce serait sentimentalité !

Ô vous qui laissez voguer votre sensibilité dans l’exercice de ce métier,

soyez louangés de roses.

Maryse Hache

Passée par ici

publie.net – Temps Réel

http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371771147

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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