Routes et couloirs sont mêmes

Routes et couloirs sont mêmes, on marche, on avance, routes et couloirs on ne sort pas des bords, routes et couloirs si tu bifurques si tu prends une transversale à nouveau tu es route à nouveau tu es couloir tu marches ce qu’il y a au bout ce qu’il y a devant n’est pas perceptible ce qu’il y a au bout ce qu’il y a devant se révèlera la porte poussée et toi assis, la voiture arrêtée et toi debout, la marche finie et toi un instant arrêté et découvrant devant et autour. Routes et couloirs sont mêmes, on mesure à tâtons de la main la paroi, on vérifie les signalisations et on décompte les kilomètres, routes et couloirs sont le temps de penser mais penser parfois ne dit rien : ni pourquoi le couloir ni comment cette pulsion de la route. Routes et couloirs sont mêmes : c’est revenir qu’il ne faut pas. On l’a fait parfois, alors l’abattement. Arrêter la voiture, et prendre par une route qui te ramène en triangle là d’où tu es parti. Et le bâtiment vide que tu explorais, il restait des portes, des pièces, des papiers dans les placards et toi tu n’es pas allé voir. Routes et couloirs ne se refont pas : ils et elles sont l’instant que tu les parcours. Ils et elles sont ta propre trace …

François Bon

routes et couloirs sont mêmes

dans

Formes d’une guerre

dans

Peur & Formes d’une guerre

tiers livre éditeur

https://www.amazon.fr/Peur-suivi-Formes-dune-guerre/dp/1534940049

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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