E inverno

 

C’est l’hiver, les mains supportent à peine

leurs doigts,

quatre syllabes de neige,

c’est le nom que m’apporte le vent.

.

Sur le désert du mur, sur le désert abrupt

et blanc, la trace d’une larme

ou quelque chose de semblable,

infime, effacé.

.

La main écrit sur la terre :

il n’y a pas d’autre lieu pour mourir,

la lumière,

moissonnée fleur après fleur.

Eugenio de Andrade

Blanc sur blanc

traduit par Michel Chandeigne

Editions La Différence

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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