les fusiliers marins en mission

 

Les marins se demandaient si le professeur aurait terminé ses recherches avant quinze jours. Leur navire devait appareiller pour une visite au Chili. Le maître principal, qui avait été d’un précédent voyage à Valparaiso, raconta que les prostituées locales étaient deux fois moins chères que celles de leur port d’attache. Avec ses indemnités de la semaine, il avait pu s’en offrir trois ou quatre.

Plus généralement, les fusiliers étaient unanimement d’avis que servir dans la marine était bien plus glorieux et prestigieux qu’exercer le pénible et dangereux métier de soldat de l’armée de terre. Pas besoin de ramper le fusil à la main dans la poussière des camps d’entraînement ni de se battre, les dents serrées, contre de perfides guérilleros. Les péquenots des forces paramilitaires s’occupaient des arrestations jusque dans la ville de Santa Riaza. Et si l’on envoyait parfois des hommes d’élite de la marine dans les montagnes, c’était pour des missions spéciales de haut niveau universitaire internationnal.

Arto Paasilinna

Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés

traduit du finnois par Anne Colin du Terrail

Denoël

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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