une saison de Paumée

 

 

Les chaînes du passé,

j’en ai fait des routes

et puis, ne sais pourquoi,

trou de volonté, de désir,

je n’étais plus là

et plus que jamais transparente

dans les petites rafales brusques

de ce vendredi matin.

.

L’air et la lumière, encagés, soutenus,

rebond de parasol en lanterne,

élan serré de ce qui clos,

comme voulais une image, comme ne savais quelle, 

distraite un moment par un accordeur de piano

je me massais la nuque en attendant,

talons bloqués dans le réel.

Me faudrait donner coup de pied à la métaphore poussive

avec décision ferme de ne pas céder.

.

Ah oui c’est vrai, c’était lundi je crois,

les halles étaient presque désertes,

ce fut cette musique qui enrobe les mots

en apéritif à la nuit

et au sous-sol le chant gelé.

Retour dans les rues qui ont opté

pour un parfum de printemps fragile,

m’en suis allée déguster la tiédeur de l’air,

tête portant bien droite

une tenace migraine.

Cut-up de Serge-Marcel Roche

membre du collectif

Dixit Paumée

publie.net

http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371771512

avec mes excuses pour tous les autres

règle arbitraire : le dernier,

raison moins arbitraire : embuches rares pour la lecture

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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