Ellis, le soir

 

 

Un doux jeu de cloche tinte dans la poitrine d’Ellis,

Le soir,

Alors que sa tête s’enfonce dans le noir coussin.

.

Un gibier bleu

Saigne lentement dans le hallier d’épines.

.

Un arbre brun est là, debout, séparé ;

De lui sont tombés ses fruits bleus.

.

Les signes, les étoiles

Sombrent lentement dans l’étang.

.

Derrière la colline l’hiver est venu.

.

La nuit, des pigeons bleus

Boivent la sueur glacée

Qui coule du front de cristal d’Ellis.

.

Toujours tinte

Contre des murs noirs le vent solitaire de Dieu.

Georg Trakl

Vingt poèmes

traduits et présentés par

Guillevic

Aux éditions Obsidiane

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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Un commentaire pour Ellis, le soir

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