entrée aux enfers

Sans titreAinsi devisant, ils arrivèrent sur une lande battue par des vents cinglants. Ils levèrent la tête : les vents noirs de l’Enfer ballotaient en tous sens de pauvres silhouettes emportées dans l’éther. L’ouragan les brassait, les battait comme plâtre et il n’était pas rare qu’arrachées par des flux contraires elles se percutent de plein fouet. Elles décrochaient alors et chutaient comme pierres sur le sol où elles s’écrasaient pour redécoller aussitôt, happées par le tourbillon démoniaque et en quelques secondes redevenaient des fétus, des points perdus dans l’atmosphère soufrée. Ils ne pouvaient mourir, étant déjà morts.

Les diables, les montrant du doigt, s’amusaient beaucoup de ces cerfs-volants pitoyables en proie aux rafales frénétiques.

Plus loin, un nœud ferroviaire, une gare de triage, sans relief et sans bâtiments, à plat, un entrelacs d’aiguillages et de quais disparates où des wagons à bestiaux grands ouverts attendaient le troupeau résigné.

Michel Torres

la saga de Mô – 3 – l’étang d’encre

publie.net

http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371774278

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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