La nature

Sans titreLa nature est comme un grand jet d’eau

Qui toujours qu’on le veuille ou non nous emporte

Arrive l’heure où baluchon sur le dos

Nous plongeons au fond du sommeil

Comme les cloches des plongeurs

Dans les abysses des nombrils de la mer

Cherchant explorant trouvant

Des désirs en éveil tels des troupeaux compacts

Mêlant leurs cris aux fleurs

Dans la flore du fond des abysses

Comme sur la terre dans les prairies

Quand écartant les ombres nous courons

Vers nos plus hauts sommets

D’où à perte de vue * nous voyons le monde

Ou vers des bouquets d’arbres près des côtes

Où des enfants gris-gris sur la poitrine

Jouent nus et tombent dans les filets des pêcheurs

Pleins de clameurs joyeuses qui sont comme les échos

Des cris des Achéens sous les murs de Troie.

Andrèas Embirìkos

traduction du grec par Michel Volkovitch

Oktana et Ce jourd’hui

publie.net – Publie.monde

http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782814502949

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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