littérature et enseignement

25 9 C'estc’est souvent voir les visages se figer dubitatifs devant les textes,

c’est la façon qu’ont certains de les regarder de biais, ne jamais se placer en face de la page à lire — peut-être dans la crainte de ce qu’elle pourrait leur renvoyer,

c’est sans doute, plutôt que manque de connaissances ou renoncement à la culture, peur de l’inconnu,

c’est la résistance au neuf,

c’est penser à la place que le cliché et le convenu tiennent dans ce que les élèves appellent littérature,

c’est le mot utile qui revient si souvent, la nécessité que ça serve dans la vie pour prendre sens — et jamais nécessaire que la vie prenne sens,

c’est l’usure de l’exercice du commentaire quand accessible sur le web tellement de ce que Montaigne appelait entreglose,

c’est ne plus supporter la doxa scolaire sur les textes — comprenez de l’universitaire figé et réchauffé,

c’est la lutte incessante du confort des paroles et de l’inconfort du questionnement,

Michel Brosseau

C’est

http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371710184

Publie.net

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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2 commentaires pour littérature et enseignement

  1. czottele dit :

    c’est si juste, si près de ce que je ressens que j’ai bien envie de le lire…

  2. arlette dit :

    Que de vérités … cette recherche du  » confort » entre autres

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