un retrait dans la ville

Sans titreC’est une ville, à cette échelle, elle est difficile à saisir, à embrasser. Il vaut mieux reprendre la loupe. Ne pas hésiter à se rapprocher.

 

Vous êtes assise dans le champ entre les immeubles, à même la terre. Vous avez dégagé une place, piétiné quelques herbes. C’est une installation temporaire, vous allez repartir. L’espace est vacant, il est inoccupé. Espace approximatif où se perdent les regards. Et il est vrai qu’autour de vous, ce sentiment quasi océanique (les herbes oscillent comme des vagues en mouvement d’ensemble), n’est arrêté que par des façades d’immeubles enfoncées dans la végétation profuse, printanière. Nous sommes le 929e jour [1] d’un voyage, à Narva, en Estonie, tout près de la frontière russe. Une femme est assise dans les herbes, avec ses enfants, pour un pique-nique, le temps d’un après-midi.

Terrain vague.

Temps vacant.

Endroit privé de quelque chose. Retrait plutôt que privation. Hors la dynamique urbaine d’habiter, de sécuriser, de produire. Un trou dans le présent productif, une étendue de promesses au milieu desquelles vous êtes amarrée.

[1] Voyages virtuels d’Olivier Hodasava, sur son site « Dreamlands ». http://dreamlands-virtual-tour.blogspot.fr

Virginie Gautier

Marcher dans l’ombre en suivant le plan du Caire

http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371710160

L’Inadvertance – Publie.net

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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