Entre Loire et Mékong

sans titreQui vous a dit que les habitants des fleuves n’étaient pas les mêmes, sur leurs toues ou sur leurs jonques ? Quand la tiédeur du soir arrive, qui saurait discerner le long cri de la sterne blanche de celui de la mouette du Pacifique, si ce n’est en écoutant le bruit de la radio qui clame, sur la berge, ses chansons surannées ?

Esprits du lieu, vous avez appris à vos habitants, la dignité, face au fleuve du temps, face aux ressacs de la vie. Petits bruits du quotidien, vous êtes le rappel de cette indélicatesse faite à la vérité loin des brouhahas du monde entre Loire et Mékong.

Dites-moi fleuves changeants, quelle est donc la différence entre une solitude en exil du monde et une solitude de qui essaie d’habiter l’aube du monde ? Monde en son déclin du soir ou monde bruissant en son matin calme, au pied de ton rocher pourtant, accompagné du petit monde noir qui grouille dans le sable, tu regardes couler en toi le fleuve de toutes les moires, tu regardes passer en toi le monde de toutes les passions.

Que reste-t-il de nos rêves et de nos désirs ? Peut-être le sourire des barques sur l’eau, peut-être la souplesse des roseaux, qui fait poursuivre la fugacité du temps avec des filets à papillons….

Ly-Thành-Hué

«Entre Loire et Mékong…»

Editions du Petit Pavé

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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