Cinéma 1, solitary figure in a theatre (1902)

Étrange la ville, qu’elle ne se suffise pas à elle-même mais construise ces trous où on se met ensemble pour assister à ce qui nous représente. Ce sont ces trous avec des fauteuils devant rideau, scène ou écran. Compte cela, que les fauteuils soient vides, que ces rites de la représentation dans la ville fassent accéder tout aussi bien à sa propre solitude dans le monde. Il suffit d’une figure de dos, d’une découpure par l’horizontale, grand pan de couleur et ces fauteuils alignés comme ailleurs la géométrie des rues, des fenêtres.

François Bon

«Dehors est la ville»

http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504349

tableau de Hopper reproduit dans le livre

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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Un commentaire pour Cinéma 1, solitary figure in a theatre (1902)

  1. Arlette dit :

    Etrange coïncidence !! avant même de lire François Bon en son entier , l’autre jour seule au cinéma devant les rangées de fauteuils rouges et vides une même image s’imposait …
    mais pas en si beau texte!!

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