Fin novembre sur le quai

le vent du Nord s’engouffre

dans les travées son ombre

alpague des avalanches de tanin fade

ou de beurre noir assez triste

en imper à la périphérie

du jazz & des chorus

grillés par l’odeur des steaks

ça sort souvent

sous la porte

d’un resto –

rue de l’Ouest

Michel écoute la Manche

bouger dans le ventre

des digues il carbure seul

sans fric à la Valstar.

c’est juste, dit-il,

pour dormir ensuite sous une bâche

derrière la baraque jaune

des ouvriers en quête

d’une carte de séjour.

Jacques Josse

«Talc couleur Océan»

http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503281

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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