Mon désespoir vient à minuit

Mon désespoir vient à minuit

et me regarde comme si j’étais mort depuis longtemps

noirs les yeux et le front fatigué de fleurs,

le miel amer de ma tristesse

goutte sur la terre malade

qui me tient souvent éveillé les rouges nuits,

pour voir la mort inquiétante de l’automne.

 

Mon désespoir vient à minuit

des rêves embrouillés du soleil et de la pluie,

très tôt, je dis que je célébrerais tout

et que je suis étranger à ma porte et à mon angoisse,

des milliers d’années s’élançaient hors des murs glacés

et m’accompagnaient un pas vers l’hiver.

……

Thomas Bernhard

traduction Suzanne Hommet

«Sur la terre comme en enfer»

Orphée – La Différence

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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