L’homme qui penche (fragments)

Se taire.

Faire silence pendant des heures. Non pour se taire mais pour qu’il y ait à nouveau une rencontre de mots, un apaisement du langage, la présence d’au moins quelqu’un en l’absence de tous. Il n’y a souvent que peu à dire. Car même si l’on connaît la maison, on ne sait pas où est allé l’habitant.

 

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L’homme qui penche se penche pour écrire, pour retenir, peut-être, ce qui était plus penché que lui. Il y a les bruits que fait quelqu’un dans mon oreille. Et quelque chose qu’on a laissé tomber.

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Dans l’enfermement de ce que fait un homme, il y a ce qui se rapproche de lui, à petits pas, chaque jour. D’abord une respiration, puis un visage qui l’en fera sortir.

Thierry Metz

«L’homme qui penche»

Opales/Pleine page

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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4 commentaires pour L’homme qui penche (fragments)

  1. Très beau texte et magnifique réflexion dans lesquels je me retrouve pleinement

  2. Arlette dit :

    Fais taire ton coeur pour que tu puisses entendre ma voix

  3. Ce haut livre est devant moi, sur ma table basse.

  4. frédéric dit :

    Dans le métro, ou en chevet.
    De plus comme, tient dans la poche
    Donc, m’accompage partout.

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