Bergen-Belsen à treize ans (1944)

.

Un voleur d’oignons est placé en isolement,

Et le hurleur tyrannique est deux fois plus méchant,

De soupe on est tous privés

Car des pneus de vélo quelqu’un a crevés.

Haas est très en colère contre nous

À cause de Mme Chopova et des lettres,

Le pain hongrois est juste en face de nous,

Mais maintenant ils gardent les brèches.

Le premier camp, le deuxième, le troisième,

Des Juifs d’Espagne et de Grèce,

Les prisonniers inconnus,

Et nous tirons les fils des sacs en tissu.

Voyage, douche, soupe, bombardement,

Fromage, couvertures, déménagement,

Encore une fois,

Énorme la pile de gens

Et les fruits des Hongrois.

Tout le monde part, soit disant pour l’échange,

Tout le monde apprend l’anglais

Car nous aurons besoin de la langue

(avec le pain le prof tu paies).

..

Uri Orlev

«Poèmes écrits à Bergen-Belsen en 1944

en sa treizième année»

traduits par Sabine Huynh

Éditions de l’éclat

image http://www.annefrank.org/fr/

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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