dans la rue

des rêves abandonnés 

dans la steppe 

 

et les nuits artificielles 

et les martèlements de la ville 

le long du mur 

de l’école militaire 

 

et la cavalcade lointaine 

des chevaux sauvages 

et l’oubli 

dans la froidure hivernale 

 

étalés sur des cartons 

couchés dans des duvets 

vu des corps 

sur un trottoir 

 

….

 

corps délogés pris dans les ronces 

précipités dans les rues de l’attente vivants enroulés sur eux-mêmes piétinés par des forces obscures 

qui tressent des couronnes de barbelés  

autour des palais et des coffres-forts agrippés 

à leur coin de bitume 

les yeux ouverts  

sur le béton des rêves  

et les splendeurs de la ville hors les portes les fenêtres  

les planchers et les plafonds 

dans l’inhabitation de l’espace urbain 

la chaleur le froid 

sous le ciel tombant entre les façades  

des grands immeubles  

et le sang débordant des mots entortillés  

Raymond Bozier

«L’être urbain»

http://www.publie.net/fr/ebook/9782814501379

image http://citizenzoo.files.wordpress.com/

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
Cet article, publié dans lectures, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s