de Katherine Mansfield et de l’amitié éprouvée pour certains écrivains

Ces jours, je me suis replongé dans ses lettres. Quelle femme attachante. Sa sensibilité, sa passion pour la vie, pour l’écriture, pour la nature, les plantes, les fleurs. Sa solitude. Sa lutte contre la maladie. Ces instants d’horreur quand elle crachait le sang.

Il y a trois ou quatre ans, alors que j’étais loin d’imaginer qu’un jour je me rendrais dans son pays, j’avais rédigé un petit texte dans lequel je disais combien elle m’est chère. Une autre fois, je lui ai écrit une lettre. Après cette visite qui a fait remonter en moi l’amitié que je lui porte, il me semble que ces deux textes peuvent prendre place ici.

 

On noue avec certains écrivains des amitiés fortes. Des amitiés qui nous accompagnent pendant de nombreuses années, voire pendant toute notre existence. On les a découverts à un moment où l’on avait besoin d’entendre ce qu’ils pouvaient nous dire. Parois, alors qu’on les lisait, certaines de leurs phrases se sont gravées en nous, et ces phrases nous servent d’appui, orientent notre réflexion, nous guident, alimentent notre vie intérieure. Ces hommes et ces femmes qu’on ne connaîtra jamais, puisque bien souvent ils ne sont plus de ce monde, on les aime tout autant que des êtres qui nous sont chers. Ils vivent en nous, dans notre part la plus intime, et il arrive fréquemment que nous nous entretenions avec eux. Pour moi, Katherine Mansfield est de cela.

 

Ces citations qu’à l’époque j’avais prélevées dans quelques-unes de ses lettres :

 

C’est seulement en étant fidèle à la vie que je puis être fidèle à l’art. Et fidélité à la vie signifie bonté, sincérité, simplicité, probité.

 

Il n’y a pas de limite à la souffrance humaine.

 

Je ne vois pas comment nous pouvons atteindre à la connaissance et à l’amour autrement que par la douleur.

 

Je voudrais donner sans compter.

..

Charles Juliet

«Au pays du long nuage blanc»

Gallimard

Image http://mp.natlib.govt.nz/detail/?f=tapuhigroupref%24PAColl-5301&id=3669&recordNum=0&u=0&t=items&s=a&tc=0&q=&p=0&numResults=20&l=mi

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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Un commentaire pour de Katherine Mansfield et de l’amitié éprouvée pour certains écrivains

  1. Arlette dit :

    Peut-être parce qu’à Bandol il y avait le Beau Rivage et qu’adolescente je croyais la voir en mousseline blanche ….. me sens en sympathie

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