Le dégel

Quand la neige sera toute fondue

Nous irons en quête du vieux sentier,

Celui qui se couvre de ronces

Au pied du mur du monastère

Et tout sera comme autrefois.

 

Bien cachés dans la bruyère,

Nous retrouverons les herbes

Dont je ne puis citer le nom :

Je le rapprends le samedi

Mais le lendemain je l’oublie.
On m’a dit qu’elles sont rares

Et bonnes contre le mal

Qui a nom mélancolie.

….

Primo Lévi

« Le fabricant de miroirs »

traduction André Maugé

Le livre de poche – Biblio

image http://www.wildish.eu/fr/tag/pays-de-gex/

 

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
Cet article, publié dans lectures, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Le dégel

  1. Vivement de telles herbes en effet aux heures creuses de la vie… et, faut-il le dire, dans le cours du vieillissement du corps

  2. francisroyo dit :

    Chaque mot de Levi, même et surtout les plus simples, prend toujours, chargé du propre drame de l’auteur, une humanité et un poids supplémentaires. L’horreur ne sera sans doute jamais lavée, même par la résurrection des printemps après nos hivers.

  3. Arlette dit :

    Cette herbe pousse beaucoup dans son jardin ….en vain

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s