1er janvier 1998

Levé à six heures. Temps clair. Le soleil bas inonde la maison. Je termine, vers dix heures, le papier sur Jean-Paul.

Je regrette de n’être pas descendu en Corrèze. J’y aurai respiré la paix profonde des forêts, ma grande solitude et le silence, reconstitué, aussi, le stock de ferraille, soudé, oublié, pour un moment, l’aridité, la contrariété du travail de plume, le souci, la réclusion, la tension, l’exil. Alors que nous sommes à table, quatre chevreuils passent sous le grillage – deux mâles, deux femelles – et descendent brouter dans le jardin. Ils y passeront une heure, tantôt en bas, près du grillage, tantôt derrière, sur le terre-plein. Je lis Les Eaux brulées de C. Fuentes.

Pierre Bergounioux

« Carnet de notes

1991-2000 »

Éditions Verdier

image http://www.spiga.ch/tag/nature

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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Un commentaire pour 1er janvier 1998

  1. Une année qui débute ainsi avec une magnifique photo et un court extrait de Bergounioux est ujn beau cadeau.

    Alors que nous sommes à table, quatre chevreuils passent sous le grillage… rêvons.

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