Lubéron – vers Mérindol

.

Sous la fleur rose des bruyères

Ne sanglote pas le chagrin.

Buses, milans, martres, ratiers,

Et les funèbres farandoles,

Se tiennent aux endroits sauvages.

Le seigle trace la frontière

Entre la fougère et l’appel.

Lâcher un passé négligeable.

Que faut-il,

La barre du printemps au front,

Pour que le nuage s’endorme

Sans rouler au bord de nos yeux ?

Que manque-t-il,

Bonheur d’être et galop éteint,

.

La respiration des bouchers

Hypnotise encore Mérindol.

René Char

« sept parcelles de Lubéron »

dans « le nu perdu »

Poésie/Gallimard

image http://tritonvert.wifeo.com/marches-de-printemps.php

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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2 commentaires pour Lubéron – vers Mérindol

  1. Des mots qu’on lit en silence et qui suscitent notre admiration.

  2. Jean DIHARSCE dit :

    Bonheur d’être et galops du rêve….

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