Dans le programme du festival

Prendre le programme du festival, supprimer tout ce qui demande déplacement autre que pédestre, oublier force de carcasse mais tenir compte temps de marche, temps de courses et marché, temps de cuisine, temps de ménage minimum, s’emmêler, frémir d’envie et de crainte, établir liste et se détendre en la travestissant un peu (désigner spectacles par une phrase, des mots pris dans le programme, le lieu et le metteur en scène, chorégraphe ou concepteur)

soit

– 6 juillet

15 heures, Lycée Mistral : « eau, air, feu sont les trois éléments qui nourrissent la danse des enfants » (Anne-Karine Lescop)

– 7 juillet

18 heures, Opéra : « l’heure des témoins de témoins » (Arthur Nauzyciel)

22 heures Cour d’honneur : « qu’est-ce qui continue de danser malgré tout dans l’enfance, et qu’est-ce que l’enfant fait danser ? » (Boris Charmatz)

– 8 juillet

15 heures Benoît XII : «de cette incroyable tentative de voyage amoureux, de ce désir d’horizons nouveaux » (Cyril Teste)

22 heures Cour du Lycée Saint Joseph : en anglais « ils parlent peu, bégaient, s’essoufflent. » (Patrice Chéreau)

– 9 juillet

11 heures jardin de la Vierge : « comme onze morceaux sur un disque vinyle » (David Lescot) – « rebelle ou simplement elle – n’empêche qu’elle marche de l’avant, la fille » (Bouchra Ouizguen)

18 heures jardin de la Vierge : « deux femmes perchées sur une colline » (Guy Régis Jr) – « il serait bien naïf de penser que quelque chose n’est invisible que parce qu’il est caché. » grammatical ? (Eduard Gabin)

21 heures pénitents blancs : « les organismes dont l’espérance de survie est la plus grande ne sont pas forcément les plus forts » (Jean-Pierre Vincent)

23 heure école d’art : « cheminement d’une pensée jusqu’à sa forme finale » (Xavier Le Roy) 

– 10 juillet

19 heures cloître des Célestins : « sa vie, la plus ordinaire, depuis le berceau jusqu’à nos jours » (Kelly Copper et Pavol Liska)

24 heures cloître des Célestins : le second épisode « chacun peut en devenir dépendant » on verra (les mêmes)

avec un tour à 20 heures à Calvet

– 11 juillet

21 heures 30 cloître des Carmes voué à la durée encore (4 heures) : « les mots, proférés plus que prononcés, sont des armes tranchantes » (Vincent Macaigne)

– 12 juillet

22 heures lycée Mistral : « un clan de lutins qui ont temporairement élu domicile dans une caverne s’apparentant à un bouge dans un monument patrimonial » (Sophie Perez et Xavier Boussiron)

– 13 juillet

21 heures pénitents blancs : « comment ce rêveur se trouve-t-il à la tête d’un prodigieux magot ? » (Benoît Lambert)

24 heures 30 école d’art : danse et cornemuse (Daniel Linehan)

mais très tentée de risquer le trajet vers Montfavet pour, à 17 heures : « je n’ai pas connu un seul enfant qui soit devenu un bon adulte » (Angélica Liddell)

– 14 juillet

19 heures gymnase de Saint Joseph : « vingt femmes et hommes, âgés de soixante à quatre-vingt-sept ans, entrent en mouvement » (Thierry Thieû Niang)

– 15 juillet

entre 14 et 18 heures église des Célestins : « l’agilité mentale » (William Forsythe)

– 16 juillet

4 heures 30 cour d’honneur : « le jour naissant » (Anne Teresa De Keersmaeker)

22 heures lycée Saint-Joseph : opposer aux brutalités du monde « une violence qui, au-delà ou en-deçà du cri, peut se faire tendresse, harmonie ou mélancolie, et se traduire dans les corps, dans les voix, dans les mots (François Verret)

– 17 juillet

18 heures Benoït XII : « le fleuve ininterrompu des mots, les questions-réponses qu’on enchaîne, la respiration bloquée dans une sorte de marathon.. » (Pascal Rambert)

21 heures stade Bagatelle de l’autre côté du pont : « spirale sans fin qui emporte avec elle le regard » (Boris Charmatz)

– 18 juillet

22 heures cour d’honneur : dans la nuit « la parole froide et le coeur brûlant » (Moreau et Daho)

24 heures 30 école d’art : rencontre d’actrices (Marlène Sardana et Jeanne Balibar)

– 19 juillet

15 heures pénitents blancs : « lutte contre l’asservissement économique, lutte perdue d’avance puisque les révoltes, à l’instar de la marchandise, sont appelées à disparaître (Frédéric Maragnani)

22 heures cloître des Célestins : « cette ivresse de l’évènement qui dépossède l’individu de sa singularité » (Rachid Ouramdane)

– 20 juillet

11 heures jardin de la Vierge : « dans une boîte à musiques, à couleurs, à paroles et à danses : le goût de la vie » (Julie Nioche) – «un homme debout, le regard plongé dans l’horizon » (Pedro Pauwels)

19 heures opéra : «la matière-merde » et « empathie mêlée d’effroi » (Romeo Castellucci)

22 heures lycée Mistral : « une communauté dégagée de son humanité » (Xavier Le Roy)

– 21 juillet

18 heures jardin de la Vierge ; « au centre la question de l’animal » (?) (Jacques Bonnaffé) – « rendre visibles les deux faces d’une même pièce en un même temps » (Qudus Onikeku)

24 heures 30 « à minuit et demi » (Barbara Matijevic et Giuseppe Chico)

– 22 juillet

22 heures cour d’honneur : « deux vies dérangeantes pour les institutions, sombres et tourmentées, qui se terminèrent toutes deux sur un bûcher » (Guy Cassiers)

– 23 juillet

22 heures cloître des Carmes : « la figure ambivalente d’une communauté réunie par le plaisir de danser » et de rendre hommage (Cécilia Bengolea et François Chaignaud)

– 24 juillet

21 heures pénitents blancs : « le pouvoir, les luttes raciales ou sociales, le tout sans didactisme et dans une langue précise » (Alain Françon)

24 heures 30 école d’art « duo ou duel » (Boris Charmatz et Médéric Collignon)

le 25 juillet rien ou un peu de off, il serait temps

– 26 juillet

22 heures lycée Saint-Joseph : « danse dépouillée de tout artifice » trente ans après toujours belle (Anne Tersa de Keersmaeker)

avec tout de même (oui il arrive que le texte existe) l’appui de Jon Fosse, Tom Lanoye, Yannick Haenel (d’après), Jean Genet, William Shakespeare (d’après), Sam Holcroft, Philipp Löhle, Naomi Wallace, Éric Pesan-

et sans doute une partie de la lecture le 10 juillet de Mario Batista, Didier-Georges Gabilly, Laurent Gaudé, Bernard-Marie Koltès, etc… puisqu’il n’y a pas cette année ce que je préfère : les lectures au jardin de Mons à 11 heures du matin, et les lectures dans la cour de Calvet.

Nostalgie qui m’a fait choisir des photos.

Et ceci est un acte de foi en l’état de ma carcasse qui, ce vendredi, semblait dérisoirement déraisonnable.

A propos brigetoun

paumée et touche à tout
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4 commentaires pour Dans le programme du festival

  1. Des amis et moi discutions de la gestion du temps en temps de retraite. Comment bien gérer son temps entre loisir et petits boulots. Et je réalise ici même que cela semble possible. Une programmation éclectique mais serrée vous attend pour les prochaines semaines. Je constate que la La Trilogie des Femmes de Sophocle n’est pas inscrite à votre itinéraire. Qui sait? Thierry Thieû Niang offrira peut-être une tragédie des femmes… moins polémiste 😉

  2. brigetoun dit :

    comme beaucoup des spectacles attrayants cette année « la tragédie des femmes » se donne hors les murs avec une navette assez confortable mais l’impossibilité de retour en cours de spectacle (suis très très discrète en partant) si j’ai vraiment trop mal, et donc la certitude de ne penser qu’à ça. Sauf pour Régy une fois je ne prends plus de billet pour ces spectacles, ça fait déjà quelques billets en moins à jeter si je cale (risque de le faire déjà pour un certain nombre des autres)
    Mais ce n’est que pour juillet, d’abord il va y avoir la journée de queue pour avoir les billets que je veux

  3. Oui la journée de queue… quelle horreur! Rien ne peut s’obtenir par cette vitrine qu’est Internet? Deux petits clics et hop! Vivement les billets, par la poste 😉

  4. lautreje dit :

    Quel marathon !!
    Ce n’est pas de mains en croissance sur le pouce dont il faut s’équiper mais bien de pieds de rechange !!

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